ATTITUDES DU PERSONNEL DE SANTE AVEC LA FAMILLE DU DEFUNT et processus de deuil

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ATTITUDES DU PERSONNEL DE SANTE AVEC LA FAMILLE DU DEFUNT et processus de deuil

Message  Admin le Jeu 9 Oct - 20:51

ATTITUDES DU PERSONNEL DE SANTE AVEC LA FAMILLE DU DEFUNT


Les qualités humaines du personnel de santé sont essentielles lors des derniers moments. Lors du décès, le personnel de santé doit révéler 4 attitudes essentielles :
Une attitude d’écoute :
La famille a besoin d’affection, de sollicitude, d’une attitude faite d’ouverture et d’acceptation. La peine qui est la sienne a souvent besoin d’être communiquée, partagée.
Celui qui « accompagne » doit avoir une très bonne capacité d’écoute, il doit :
- laisser la famille s’exprimer et l’encourager à parler ;
- éviter les jugements de valeur ;
- avoir une attitude de disponibilité qui incite à l’échange.
Une attitude d’aide :
Les unités de soins palliatifs ont beaucoup développé les aménagements qui permettent aux familles de disposer d’un lieu de repos où elles peuvent se reprendre, souffler, pleurer, et organiser leur repas.
Une attitude de patience :
Les accompagnants les plus précieux sont ceux qui savent être présents et patients en silence, auprès du mourant et de sa famille.
Une attitude de respect d’autrui :
La famille interroge souvent les différents membres du personnel les uns à la suite des autres. Chacun pourra renseigner la famille au niveau de sa compétence et avec le « tact » indispensable.
Ainsi, tant au plan affectif qu’au niveau de la réflexion, il s’agira toujours de trouver la bonne distance. Une coordination avec tous les membres du personnel est évidemment nécessaire.

C’est au médecin que la famille demande « pour combien de temps en a le malade ? ». Or le médecin peut se comporter de diverses façons pour informer la famille.
Très souvent, c’est au personnel de santé à qui revient cette tâche bien difficile… il doit donc faire preuve de beaucoup de délicatesse et de tact.

PROCESSUS DE DEUIL


Freud le disait déjà : « le deuil est un parcours obligé et difficile qui demande du temps. » Il faut successivement :
- admettre la mort de l’autre
- intégrer et conserver l’image du disparu en soi
- réorganiser sa vie.


Le bon deuil :
Ce travail de deuil est progressif et dure au minimum un an, pendant le quel l’endeuillé va, comme le mourant, vivre des temps difficiles qui vont passer par la colère, le déni, l’angoisse, la régression, la dépression, avant d’arriver à l’acceptation qui permettra la restauration progressive des instincts de vie et donc la possibilité de nouveaux attachements.

Le « deuil pathologique » :
Le processus de deuil est une étape indispensable. Son absence peut conduire l’endeuillé vers des conduites paradoxales, voire des suicides, encore trop nombreux, ou des fuites dans la démence et les troubles mentaux.
Véritables démarches d’autopunition, ces deuils non résolus deviennent souvent des deuils pathologiques.

Intérêt de l’accompagnement :
Il est donc important pour l’endeuillé de reconnaître et d’exprimer sa peine, alors que notre société tient ces manifestations pour un signe de faiblesse et ne donne ni le temps ni les moyens de faire le travail de deuil.
- L’accompagnement de la famille du mourant commence donc dès l’arrivée du malade, puisque nous ne pouvons, ni les uns ni les autres, déterminé le moment de la mort.
- Pour les familles « repérées » comme fragiles, l’accompagnement permet les « deuils anticipés » et, en instituant des lieux et temps d’écoute, il permettra une continuité dans la relation des uns et des autres, ce qui facilitera l’émergence d’une parole autour de la mort et de la perte que cela génère.

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